Ce matin, je me suis remise à faire des abdos, parce que j'ai grossi. Je sais que ceux qui me connaissent "en vrai" sont en train de soupirer à la limite de l'exaspération, mais c'est vrai. Si encore j'avais pris une taille de bonnet, je m'en serais peut-être accommodée, mais tout ce que j'ai gagné, c'est un joli ventre rond, genre j'en suis à mon troisième mois. Et ça, c'est pas possible. Vous savez, le problème vient moins de la prise de poids, que de ce qu'elle sous-entend. Ce petit bide vient à point pour me rappeler tout ce que je n'ai jamais eu l'intention de devenir.
Je dors mal, parce que je ne me fatigue aucunement. Passer la journée à faire des allers-retours entre la cuisine et le PC, c'est un peu léger, mais comme je n'ai pas de raison particulière d'aller marcher, je ne prends pas l'air et je ne dépense aucune énergie. Or, avoir du mal à s'endormir, ça signifie penser à des tas de trucs glauques ou stressants, ce dont je me passerais bien.
Je mange mal, et si je n'ai aucune sympathie pour mangerbouger.fr, j'aime manger, et manger bien. Arroser d'une bonne dose de beurre tout ce que je cuisine fait partie de mes habitudes, mais ne manger que des trucs tout préparés style pizza ou hachis surgelé, je m'en lasse vite. Ce que j'aime, c'est découvrir des saveurs que je ne connaissais pas, et tester de nouvelles façons d'accommoder un plat que je connais par cœur.
Je bois trop de bière, alors que la bière, au final, c'est même pas ce que je préfère. C'est juste la solution de facilité pour mieux dormir. Et puis, ça descend tout seul dis donc, quand t'as commencé à discuter pendant des heures.
Voilà, mon ventre, il dit tout ça. Alors sur la bouffe, j'exagère un peu, parce que cette semaine c'était fin de placard et qu'on n'a plus un rond, donc c'est un peu normal. Le problème, c'est surtout que je mange beaucoup trop, mais ça, j'ai pas encore compris pourquoi. Puisque je me dépense pas, je devrais pas avoir faim, or, j'ai tout le temps faim. Et quand je me fais un en-cas, c'est pas une pomme, vous pouvez me croire. Ce serait plutôt fromage et saucisson accompagnés de pain.
Bref, j'ai fait des abdos, et j'en ai fait cinquante, comme quoi j'étais pas si rouillée que ça. Et j'ai même pas de courbatures.
Il n'en fallait pas moins pour exsuder les cauchemars qui m'ont maintenue la tête sous l'eau ce matin. Je croisais Cécile, qui m'ignorait, je la prenais dans mes bras, presque en la forçant, et je lui disais "On a été amies!..." Elle hésitait, me laissait partir, pour finalement me courir après, me dire que j'avais raison. Puis je me retrouvais chez Julia. Il y avait Elise, qui semblait vouloir m'éviter, et Julia avait un sale sourire, gêné, hypocrite, mauvais, je ne sais pas.... Et j'essayais de m'intégrer, son père était très bizarre, il me faisait un peu peur, il sirotait un whisky en tenant des propos étranges, avec une agressivité, une folie larvée. Et puis je parlais avec Julia, et je me suis enfuie, enfermée dans la salle de bain à la dernière seconde, genre elle me suivait avec une hache. Et l'eau a commencé à couler, je voulais qu'elle sache que j'allais le faire, que j'allais me noyer, l'eau filtrait sous la porte. Je lui demandais où était sa mère et elle hurlait qu'elle était morte dans un accident de métro. Je crois que j'avais du sang plein les bras. Je crois qu'il y avait cette sensation d'étouffer, de hurler sans être entendu, sans être compris, une fièvre un peu folle, tout près du point de rupture. Nous hurlions toutes les deux, des attaques sans queue ni tête, des choses méchantes, mesquines, avec un plaisir froid et en même temps, un désespoir sans fond.
Au final, c'est un rêve récurrent chez moi. Seules les circonstances et les visages changent. Je passe mon temps à m'éreinter la voix derrière une vitre invisible, dans mes cauchemars.
Je dors mal, parce que je ne me fatigue aucunement. Passer la journée à faire des allers-retours entre la cuisine et le PC, c'est un peu léger, mais comme je n'ai pas de raison particulière d'aller marcher, je ne prends pas l'air et je ne dépense aucune énergie. Or, avoir du mal à s'endormir, ça signifie penser à des tas de trucs glauques ou stressants, ce dont je me passerais bien.
Je mange mal, et si je n'ai aucune sympathie pour mangerbouger.fr, j'aime manger, et manger bien. Arroser d'une bonne dose de beurre tout ce que je cuisine fait partie de mes habitudes, mais ne manger que des trucs tout préparés style pizza ou hachis surgelé, je m'en lasse vite. Ce que j'aime, c'est découvrir des saveurs que je ne connaissais pas, et tester de nouvelles façons d'accommoder un plat que je connais par cœur.
Je bois trop de bière, alors que la bière, au final, c'est même pas ce que je préfère. C'est juste la solution de facilité pour mieux dormir. Et puis, ça descend tout seul dis donc, quand t'as commencé à discuter pendant des heures.
Voilà, mon ventre, il dit tout ça. Alors sur la bouffe, j'exagère un peu, parce que cette semaine c'était fin de placard et qu'on n'a plus un rond, donc c'est un peu normal. Le problème, c'est surtout que je mange beaucoup trop, mais ça, j'ai pas encore compris pourquoi. Puisque je me dépense pas, je devrais pas avoir faim, or, j'ai tout le temps faim. Et quand je me fais un en-cas, c'est pas une pomme, vous pouvez me croire. Ce serait plutôt fromage et saucisson accompagnés de pain.
Bref, j'ai fait des abdos, et j'en ai fait cinquante, comme quoi j'étais pas si rouillée que ça. Et j'ai même pas de courbatures.
Il n'en fallait pas moins pour exsuder les cauchemars qui m'ont maintenue la tête sous l'eau ce matin. Je croisais Cécile, qui m'ignorait, je la prenais dans mes bras, presque en la forçant, et je lui disais "On a été amies!..." Elle hésitait, me laissait partir, pour finalement me courir après, me dire que j'avais raison. Puis je me retrouvais chez Julia. Il y avait Elise, qui semblait vouloir m'éviter, et Julia avait un sale sourire, gêné, hypocrite, mauvais, je ne sais pas.... Et j'essayais de m'intégrer, son père était très bizarre, il me faisait un peu peur, il sirotait un whisky en tenant des propos étranges, avec une agressivité, une folie larvée. Et puis je parlais avec Julia, et je me suis enfuie, enfermée dans la salle de bain à la dernière seconde, genre elle me suivait avec une hache. Et l'eau a commencé à couler, je voulais qu'elle sache que j'allais le faire, que j'allais me noyer, l'eau filtrait sous la porte. Je lui demandais où était sa mère et elle hurlait qu'elle était morte dans un accident de métro. Je crois que j'avais du sang plein les bras. Je crois qu'il y avait cette sensation d'étouffer, de hurler sans être entendu, sans être compris, une fièvre un peu folle, tout près du point de rupture. Nous hurlions toutes les deux, des attaques sans queue ni tête, des choses méchantes, mesquines, avec un plaisir froid et en même temps, un désespoir sans fond.
Au final, c'est un rêve récurrent chez moi. Seules les circonstances et les visages changent. Je passe mon temps à m'éreinter la voix derrière une vitre invisible, dans mes cauchemars.